02 juin 2007
Et là, je me dois de repliquer...
08 février 2007
Edson de Faria
L'interview vérité de la semaine
C'est avec plaisir que nous avons rencontré Edson de Faria, l'attaquant de l'A.C Ajaccio, à la terrasse du Lamparo.Dans un français en progression, Edson s'est livré avec plaisir et sans retenue au jeu des questions-réponses histoire d'en savoir plus sur le plus ajaccien des brésiliens.
BS: Tout d'abord je tiens à vous remercier d'accepter cette interview qui permettra au public ajaccien de mieux vous connaitre.
EF: De rien, c'est un plaisir pour moi, j'adore ajaccio et ses habitants
BS: On est obligé de commencer par là; quel est l'ambiance au sein du vestiaire alors que les résultats ne sont pas au beau fixe?
EF: Ca se passe bien, l'ambiance est cool.Les vestiaires nous permettent surtout de nous changer et de nous doucher après l'entrainement, mais on discute aussi de plein d'autres choses, pour mieux se connaitre entre nous.
BS: Comment trouvez-vous Ajaccio?
EF: C'est une ville super avec des gens vraiment attachants.Je sors souvent avec mes compatriotes brésiliens, surtout Rodrigo.On va souvent au Mas mais des fois aussi ailleurs.On s'amuse beaucoup ca permet d'évacuer le stress.Parfois on finit la soirée sur la plage du boulevard Lantivy et on parle de notre jeunesse au Brésil.
BS: Justement parlons-en; cela n'a pas du être facile lors de votre arrivée à Ajaccio.
EF: Oui tout à fait; heureusement je n'étais pas seul, ca a facilité les choses mais au début ca m'arrivait de m'isoler parce que j'avais beaucoup de nostalgie.J'allais sur la plage la nuit et je faisais de la Capoiera.C'est pas très connu ici mais là bas c'est un sport national! ca me détendait.
BS:Parlez-nous de votre enfance au Brésil..
EF: C'etait pas facile tous les jours mais il y a avait pire que moi!Il y a une rumeur qui circule disant que les brésiliens sont tellement pauvres qu'ils mangent des cafards.Heureusement ce n'est pas toujours vrai, mais c'est arrivé à certains d'entre nous.Tu sais, quand tu dois faire 15 bornes à pieds pour aller t'entrainer le ventre vide, et faire le chemin inverse le soir, c'est pas facile, alors on fait comme on peut.C'est aussi à nous d'amener de l'argent au foyer.
BS:Vous êtes parti au Mexique également
EF:Oui j'ai joué là-bas quelques temps.L'esprit n'a rien a voir avec le Bresil.C'est baucoup moins festif, il y a beaucoup d'enlèvements de rapts.Les gens sont aussi plus attachés aux traditions comme les corses.Certains après l'entrainement s'habillaient en indien.Je croyais que c'etait une plaisanterie, mais on m'a dit de ne pas rigoler avec ca! niveau foot, ca m'a permis de progresser défensivement.C'est très different du brésil.
BS:Quel est le club de vos rêves?
EF: (rire) il y en a beaucoup! si je devais choisir un, ce serait le Barca; pour moi c'est la meilleur équipe au monde mais il me reste du travail! si je veux esperer il faut déjà acceder à la première division avec Ajaccio.
BS:Vous avez pourtant recu une offre de l'olympique de Marseille il y a deux ans..
EF:C'est vrai, mais j'étais sous contrat et le club ne voulait pas en entendre parler.Moi-même j'ai hésité et des gens proches m'ont dit qu'à Marseille ce n'etait pas facile tous les jours avec les vols, le racket, la mafia! on a vite fait de tomber dans un piège.A Ajaccio je suis serein.
BS: Peut-on vous considerer comme le successeur d'Etienne Sansonetti?
EF: Je ne le connais pas.
BS:Que peut-on vous souhaiter?
EF: De marquer plein de buts et de me marier avec une fille de chez vous, elles sont vraiment super belles!
14 juin 2006
Et cette equipe de rève alors?
L' A.C Ajaccio saison 98/99
1998-1999 (D2) - Prso - Faderne - Maroselli - Klein - Pantaloni - Toursel - Granon - Bonnal - Colling - Atis-Clotaire - Burle
Hommage à Dado Prso, qui participe à sa première coupe du monde
Rien ne fut jamais facile pour Dado Prso. Parti très tôt d’ex-Yougoslavie, son pays d’origine, en raison de la situation politique instable, il débarque en France et trimballe son baluchon de club en club.

Sa carrière est alors si peu reluisante, qu’il passe tout près de la retraite sportive avant que l’AS Monaco ne lui offre une place dans son effectif en 1997. Mais la concurrence est féroce en attaque, et à vingt-trois ans il est prêté à l’AC Ajaccio. En Corse, le Croate reprend goût au football et contribue à la remontée en deuxième division du club la première année.
Il reste sur l’île de Beauté la saison suivante et rentre à Monaco fort de 21 buts inscrits en 53 matchs. Barré par Marco Simone et David Trezeguet, il ne marque que 2 buts en 20 apparitions dont celui qui offre le titre de champion de France aux hommes de Claude Puel lors d’un match nul 2-2 à domicile face à Nancy.
La saison suivante est moins glorieuse pour le club de la Principauté et pour Prso qui tarde à s’imposer (4 buts en 21 matchs). 2001/2002 est un cauchemar. L’homme à la queue de cheval joue 11 matchs, marque 2 buts mais se brise le genou et reste éloigné des terrains pendant de longs mois.
Son retour n’en est que plus fracassant. Associé à Shabani Nonda à la pointe de l’attaque monégasque, les deux compères font trembler les filets à 38 reprises, dont 12 en 20 matchs pour le Croate. Monaco remporte la Coupe de la Ligue et échoue à un point du titre.
La saison suivante le révèle à l’Europe. Au sein d’une équipe à son apogée qui atteint la finale de la Ligue des Champions (perdue 3-0 face au Porto de Mourinho), Prso s’éclate et empile les buts : 8 en 29 matchs de championnat mais surtout 7 en 11 matchs en Europe.
Alors âgé de 29 ans, Prso, en fin de contrat, refuse l’offre de prolongation de Monaco et décide de partir découvrir de nouveaux horizons. Ce sera l’Ecosse et les Glasgow Rangers. Il y conquiert vite le cœur des supporters par sa ténacité et son courage autant que par son jeu volontaire.
Avec 18 buts en 34 matchs, il participe amplement au doublé Championnat-Coupe de la Ligue de son club lors de sa première saison. La deuxième est plus difficile mais l’arrivée de Paul Le Guen sur le banc en 2006/2007 devrait le convaincre de rester.
En sélection nationale, Prso a imposé son physique de déménageur à la pointe de l’attaque de la sélection nationale depuis la retraite de Davor Sùker. Après avoir participé à la qualification de son pays pour la Coupe du Monde, il se rendra en Allemagne dans la peau d’un titulaire. Une compétition qui sera une consécration pour un joueur à la carrière pas comme les autres.







